Apocalypse Please

Apocalypse Please. Humain ou Chimère, êtes-vous pret à tenter de survivre dans Paris ? À changer le monde ?
 
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 Avis de recherche [PV Soren]

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Makiko Ogawa

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MessageSujet: Avis de recherche [PV Soren]   Lun 30 Avr - 2:20

Oz et moi nous étions lancés à la recherche de Nina, et nous peinions à la retrouver malheureusement. Cela faisait deux jours que nous ratissions la ville au peigne fin et pas moyen d'apercevoir la petite fille. Pour être plus efficace, aujourd'hui, nous avions décidé de nous séparer pour chercher plus vite. A l'entrée de la banlieue, mon petit ami était parti vers l'aéroport désaffecté et moi en direction de la cité résidentielle. Je n'étais jamais allée aussi loin dans la ville dévastée, j'étais toujours restée dans le centre ville. Non pas que la périphérie était plus dangereuse, au contraire. Je doutais que Nina soit cachée ici, mais il fallait regarder partout, au risque de revenir bredouille. J'avais peur que quelque chose arrive à la fillette, me préoccupant surtout du fait que Calderone allait très certainement essayer de la retrouver lui aussi. Marie était morte, il se croyait le père de l'enfant, il était juste qu'il tente de mettre la main dessus, en étant forcément mal intentionné. Je voyais bien le mafieux se servir d'elle comme il l'avait fait avec moi, et je ne souhaitais en aucun cas que Nina soit aussi brisée que je ne l'étais à présent. Heureusement, j'avais rencontré Oz, qui, même inconsciemment, recollait petit à petit les morceaux de ma dignité perdue à la mafia. Un comble pour cet assassin sanglant. Tout ce que je cherchais depuis un an, c'était la vengeance, la soif de reconstruction et le besoin d'accepter mon passé trop noir. Tout ce que j'avais subi, je me devais de le faire payer. Il était hors de question que quelqu'un passe après moi, encore moins la fille que j'avais adoptée comme petite soeur. Personne.
Je parcourais les rues, plongée dans mes pensées, ne sachant plus vraiment où chercher. Après tout, ici, les gens vivaient à peu près correctement, dans le bonheur presque pur. Quelques mafieux traînaient, à moitié saouls. Je les avais liquidés discrètement et proprement. Je ne supportais plus de les voir. De plus, la paix relative qui régnait dans cet endroit ne pouvait pas être troublée par la présence nuisible de tous ces abrutis. Une bande de jeunes s'échangeaient de la drogue dans un coin. C'était bête. La vie s'était éteinte, mais le trafic de choses aussi futiles subsistaient, je ne parviendrais jamais à comprendre ça.
Passant près d'un banc, je m'écroulai dessus, fatiguée. Il me tardait de retrouver Nina, et que tout rentre enfin dans l'ordre. La cité était moins emplie de débris poussiéreux, et on distinguait la couleur du béton. Le ciel grisâtre était parsemé de petits cumulus pas franchement menaçants et il ne faisait pas spécialement chaud. Mais j'étais toujours en débardeur noir, et je sentais la transpiration. Je crois que même quand il neigeait, j'avais chaud. Les bâtiments sombres et tagués à la bombe avaient été partiellement reconstruits après les bombardements et il était plutôt rare de croiser des ruines. C'était presque incroyable. A force de vivre dans la misère du centre de Paris, j'en avais peu à peu oublier que certains groupes d'humains arrivaient à se reconstruire. Je pouvais même penser que des chimères cohabitaient avec eux, coexistaient avec leurs ennemis en essayant d'arranger les choses. Cela me fit comme un baume au coeur, nous n'étions pas seuls. J'avais tendance à l'oublier. Le message d'espoir continuait de passer, de survoler la ville et bientôt le monde changerait.
Perdue dans tout ce petit discours psychologique sur la société de demain, je n'aperçus que tard qu'une jeune fille s'était assise à mes côtés, fumant une cigarette. Ce fut la fumée odorante et attirante qui m'extirpa de mes songes et je me redressai vers elle.
- Ah... Euh... Salut ?
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Sören Delambre
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Race: Chimère
Première arme: Un vieux revolver encore en état de marche et une dague pour le combat au corps à corps
Capacités physiques: Bonne condition phyique, bien entrainée

MessageSujet: Re: Avis de recherche [PV Soren]   Mar 1 Mai - 6:08

Il fallait que je m’extirpe de ma routine. Une routine singulière et dangereuse, certes, mais une routine quand même. Levé aux aurores, dérouillage de dealers, malfrats et petites frappes, recherche de choses en tout genre – bouffe, armes, vêtements, bric à brac, etc. – puis retour à la maison pour manger. Ensuite, douche, puis occupations diverses et variées. La nuit, collecte d’infos éventuelles concernant les différents gangs de Chimères et d’Humains. Ma vie me convenait plutôt bien, après avoir connu l’enfer, mais depuis quelques temps, je n’en pouvais plus. Depuis qu’ils étaient venus, en fait. Cette rencontre ne s’effaçait pas de mon esprit, et j’y pensais tout le temps. En vingt-et-un ans d’existence, sans compter mon enfance, c’était la première fois qu’on me sortait de ma solitude. Que je rencontrais du monde. Oh, j’avais des contacts dans Paris, bien sur. Mais pas d’amis proches, pas de relations régulières. Pendant ce court laps de temps, je ne m’étais plus sentie seule. À force de ruminer toute seule dans ma maison, j’allais devenir folle. Il fallait que je me les sortes de la tête.
C’est pourquoi j’étais sortie dans la rue, au hasard, laissant mes pas me guider. Laisser ma tête faire le vide fut impossible, et je m’en rendis compte à la seconde même où je mis le pied dehors. Tant de questions, de pensées, de simples observations…. Depuis combien de temps n’avais-je pas pensé à rien ? Meubler mon esprit était quelque chose de naturel, à défaut de combler ma vie sociale, une sorte de pis-aller. Ainsi, j’étais en quelque sorte un peu moins seule, du moins en apparence. J’avais été capable de vivre seule pendant longtemps – trop longtemps – mais désormais je n’étais plus certaine d’y arriver encore longtemps. Le problème était que je ne savais pas comment y remédier. Ca me rappela une conversation eu avec une Chimère que j’aimais bien, aujourd’hui perdue de vue et peut-être même morte, quand j’étais petite. « Dis, Croc, comment tu comptes vivre seul dans ta maison, maintenant que Blue est morte ?
- Ca, ma minette, je ne sais pas bien. Je pourrais toujours trouver quelqu’un en passant une petite annonce, comme avant…
- Comme avant quoi, Croc ?
- Comme quand Blue était vivante, trésor. Comme quand on pouvait encore passer des petites annonces sans se faire massacrer dans la rue. »
Suite à quoi j’avais demandé à Croc ce qu’était ces fameuses annonces. {Des petites annonces, hein…} Je me dis que ça aurait été bien, qu’on puisse encore en écrire. Ca aurait voulu dire qu’on pouvait donner son adresse ou son numéro de téléphone publiquement sans que la personne qui vous rende visite arrive avec une arme dans l’intention de vous descendre. Ca aurait voulu dire que les gens arrivaient encore à s’accorder leur confiance.
Quand je refis enfin surface, je me trouvais dans le quartier résidentiel. Heureusement, il n’y avait personne, et je me maudis de mon imprudence. Ici, certains locataires appréciant rarement les visiteurs. Lesquels finissaient généralement par aller manger les pissenlits par la racine. Mais ce côté ci n’était pas si dangereux que ça, et je me pris à détailler les immeubles gris. Peu de trace des bombardements subsistaient encore, et il n’y avait presque plus de gravas. Je souris, un peu apaisée. Ca faisait du bien de savoir que tout le monde ne se foutait pas de vivre dans les ruines misérables, vestiges d’un passé destructeur. L’après guerre trainait en longueur, mais elle devenait porteuse d’espoir. J’avisais un banc, sur lequel j’envisageai de m’asseoir, avant de me rendre compte que quelqu’un l’occupait déjà. Par réflexe, je tirai sur le bout de mes gants, et frottai nerveusement mes griffes, me tassant sur moi-même. À cette heure-ci de la journée, il faisait jour et j’étais facilement repérable. J’essayai de me tranquilliser comme je le pouvais, songeant qu’on pouvait quand même sortir dans la rue sans se faire agresser, pas comme avant. Que si la personne avait voulu m’approcher, elle aurait eu tout loisir de le faire précédemment, n’ayant pas été très discrète. Immobile, guettant le moindre mouvement suspect, j’observai en silence l’individu sur le banc. Au bout de quelques minutes d’attente, durant lesquelles la silhouette ne bougea pas d’un pouce, je me décidai et avançai de quelques mètres, jusqu’à me positionner à deux pas d’elle. La personne s’avéra être une fille, à qui je donnais aux alentours de dix-huit ans. À côté de moi, elle aurait peut-être même parue plus âgée, alors qu’elle n’atteignait assurément pas la vingtaine d’année. Brune, les yeux clairs et tout de noir vêtue, elle avait les yeux dans le vague et semblait plongée dans ses pensées. Elle était sûrement humaine, car je ne distinguais aucune particularité physique extérieure propre aux hybrides. Elle ne réagit toujours pas lorsque je me plantai devant elle, et je finis par m’asseoir à côté d’elle. Bien qu’il émanait d’elle une sensation de dangerosité – comme presque tout le monde, de toute façon – elle ne m’inspirait pas d’animosité, et j’étais curieuse. En temps normal, je ne me serais jamais assise à côté d’une inconnue, mais là je me sentais seule depuis trop longtemps.
Après encore cinq minutes à attendre qu’elle manifeste une quelconque réaction, je finis par me laisser tenter et sortis un paquet de cigarettes, mon dernier dont les clopes fussent roulées industriellement. J’en allumai une et inspirai une longue bouffée de nicotine, goudron et monoxyde de carbone, consciente de nuire à mes poumons. En principe destinées aux Humains, je ne savais pas quelles conséquences les cigarettes avaient sur mon métabolisme, et dans quelles mesures elles détruisaient mon corps. De toute manière, je m’en fichais éperdument. La fille sembla sentir l’odeur caractéristique de la fumée, car elle tourna la tête dans ma direction.
« Ah…Euh… Salut ?, dit-elle en se redressant.
- Salut, répondis-je calmement. Je ne savais pas exactement comment continuer sans que la conversation tourne court, et je dû me creuser la cervelle pour trouver quoi dire. Tu habites là ? »
J’accompagnai ma question d’un mouvement de tête en direction des résidences, au cas où elle n’aurait pas compris l’endroit que je sous-entendais. Je me fichais un peu de savoir vraiment si elle habitait là ou non, mais j’étais contente d’être quelqu’un avec qui je pouvais éventuellement discuter. Je pensai sincèrement que pour amorcer la conversation, ce n’était pas si mal. Surtout pour quelqu’un qui manque de contact humain à un point aussi élevé que le mien.

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